Centres Nationaux de Production (mention art dramatique, danse, cirque, arts de la rue…)

Nous proposons de transformer les labels nationaux de production (CDN, CCN, CDC…) en des Centres Nationaux de Production pouvant être associés à une mention de discipline artistique en fonction du projet de la direction nommée (cette direction pouvant être individuelle ou collective). Ces structures ont vocation à être dirigées par des artistes.

Ils produisent les créations de la direction.

Ils accompagnent en production (coproduction et/ou cofinancement) des projets accueillis, avec des obligations d’accompagner d’autres genres artistiques que celui porté par la direction.

Ils accueillent également des plasticiens, vidéastes, écrivains, photographes, musiciens… pour des résidences de longue durée (au moins 3 mois), pour favoriser le dialogue entre les arts.

Durée du mandat : pour favoriser le renouvellement et soutenir une dynamique, il nous paraît indispensable de mettre une durée plafond, avec un nombre de renouvellement limité : 5 ans, limité à 1 renouvellement de 3 ans.

La grille de rémunération devra être limitée à un rapport de 1 à 5 entre la rémunération la plus basse et la plus haute de la grille.
Un plafond sera déterminé pour leur fonctionnement, afin de garantir la part des budgets allouée à l’artistique.

Bonjour,
Cela soulève énormément de questions cette période en effet.
Et notamment le comment faire après. Et comment ne pas refaire les même erreurs, je crois que cloisonner les disciplines par « centre » n’est pas des plus judicieux, d’autant plus dans les arts de la rue qui naviguent vers l’inter-monde et ne doivent pas s’arrêter en si bon chemin. J’ai peur également que l’auto production conduise à un entre-soi terrifiant n’accordant l’exclusivité qu’a la direction et ceux qui gravitent autour mais ne trouve pas de place pour l’émergence.
Je pense sérieusement que l’avenir de centre comme les centres nationaux se figure dans l’ouverture aux localités et le maillage entre le social, le territoire et les petites structures de créations artistiques. Que ces structures nationales servent de porte monnaie du territoire pour donner des conditions de créations idéales pour les artistes et s’inscrivent dans un réseau nationale plus divers et moins élitistes. Favoriser l’inter-monde, et dans un monde idéal faire de ces lieux des réels lieux de recherches artistiques sans pression de production de quelques choses. De la recherche et du temps, de la rencontre voila de quoi les artistes ont besoins.

Merci de votre réponse. Nous l’integrerons dans la synthèse que nous ferons de ces échanges.

Pour alimenter le débat :
Comme l’indique notre proposition, nous ne souhaitons pas cloisonner les Centres Nationaux de Production à un genre, au contraire nous voulons les ouvrir.
En clair, si un metteur en scène de théâtre est nommé à sa tête, il aurait pour mission d’accompagner en production d’autres genres artistiques également.

Sur la remarque sur les productions de la direction, il nous semble que c’est une nécessité si on veut avoir des artistes à la tête de tels équipements. Sans cela, nous n’aurons que des gestionnaires de structures. Les montants de prod doivent être encadrés et transparent mais le temps de la direction, l’artiste (ou le collectif d’artistes) doivent pouvoir créer.

Par contre, nous souhaitons que ces lieux ne programment plus. Actuellement les CDN sont étouffés par les frais de la salle et l’artistique devient la marge.
Selon nous, une salle à plat conviendrait très bien pour créer pour tous les genres artistiques.

De la recherche et du temps, de la rencontre voila de quoi les artistes ont besoins.

Nous sommes à 1000% d’accord.